Léna _ Virginie Deloffre

Léna est née dans le Grand Nord sibérien, elle aime plus que tout la brume, la neige, l’attente et l’immobilité qui n’ont ni couleurs ni frontières. Son mari Vassia, pilote dans l’armée de l’air, n’a qu’un rêve, poursuivre la grande épopée soviétique de l’espace dont Gagarine fut le héros et qui reste l’immense fierté du peuple russe. Comment acclimater leur nature profonde, leurs sentiments et leur vision du monde si différents en ces temps incertains de la perestroïka qui voit s’effondrer leur univers ? Un étonnant premier roman où tout est dit de l’âme russe, paysans dans leurs kolkhozes, exilés dans la taïga, citadins entassés dans leurs appartements communautaires, qui tous ont pour ligne d’horizon l’envol et la conquête spatiale comme un Eldorado collectif et puissant. Virginie Deloffre est médecin à Paris. Depuis l’enfance, elle est fascinée par la Russie, le Grand Nord et la glace.

J‘ai lu Léna dans le cadre du prix du livre pourpre , organisé par des librairies du coin (Lecture de 6 premiers romans » puis vote pour notre préféré) .J‘ai lu ce livre disons en deux temps. J’ai d’abord lu les 60 premières pages, et à ce moment là je trouvais que c’était lent, un peu trop lent. Cette lenteur y est mais elle s’est moins faite ressentir après, c’est sûrement du au fait que au début je lisais 10 pages par ci 10 pages par là. Donc entre la page 60 et la fin du livre , j’ai tout enchaîné rapidement ! J’ai pu alors vraiment apprécier les qualités de ce livre.

Tout d’abord l’écriture est magnifique, merveilleuse. Les lettres de Léna sont pleines de poésies, de sentiments, à lire ce sont de pures merveilles ! J’ai aimé Léna qui nous parle de son enfance, de son amour pour sa terre natale, les randonnées avec Dimitri pour trouver des pierres. Dans tout le livre transparaît le quotidien de gens de Sibérie. La vie au rythme des saisons, l’amour de la population locale pour ces terres vastes et désolées, seulement enneigées.

Vassia, à la manière d’un conte, raconte la conquête spatiale. Des faits qui ne m’étaient pas inconnus ( certains si quand même) car étudiés en cours d’histoire, mais ce roman montre à quel point cela a pu être important pour la population russe, on a du mal a imaginer comment cela a pu prendre autant d’importance pour tout un peuple !

La première partie du roman est très calme, tout en lenteur, ce qui correspond tout à fait au caractère de Léna. On sent qu’elle est un peu comme la végétation , en hibernation.

Mais son mari rêve de continuer la conquête spatiale, et cela perturbe Léna, de part la pesante régularité des ses allés-venues. Et Léna sait comment reviennent les hommes après avoir vu l’espace, comme des coquilles vides. Vassia n’est malheureusement pas destiné à repartir dans l’espace. Léna finit par lui trouver un travail en rapport étroit avec l’espace, même si il ne peut pas y retourner, et décide de perturber ses habitudes en allant sur place avec lui.

On assiste à un réveil de la personnalité de Léna, comme dit Dimitri elle devient féconde. Cela m’a fait personnellement penser à l’éclosion d’une fleur, ou à un papillon sortant de son cocon.

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Comments
One Response to “Léna _ Virginie Deloffre”
  1. Nath' dit :

    Très franchement généralement les anthologies ce n’est pas trop mon truc, mais Lune de Miel, Lune De Sang, est vraiment géniale ! Je te la conseille a 300% ^^

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