La tour abolie _ Gérard Mordillat

Bonjour à tous et bienvenue sur Merveilles Livresques. J’ai eu l’occasion de découvrir l’auteur Gérard Mordillat avec son livre La Tour abolie. Ce fut une lecture très particulière et je vous en dis un peu plus ci-dessous.

 

Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. » La tour Magister : trente-huit étages au cœur du quartier de la Défense. Au sommet, l’état-major, gouverné par la logique du profit. Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l’exclusion. Deux mondes qui s’ignorent, jusqu’au jour où les damnés décident de transgresser l’ordre social en gravissant les marches du paradis. Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l’auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les morts, livre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu’elle exclut.

 


 

Ce livre est vraiment très particulier. Il raconte l’histoire de la vie dans la Tour Magister, siège d’une entreprise d’assurance. La tour s’étend sur 37 étages et 7 souterrains. Elle symbolise l’élévation dans la hiérarchie de l’entreprise. Le PDG siège au 37e, tandis que certains nettoyeurs des parkings sont des sans-abris et vivent dans les souterrains.

L’intrigue va suivre différents personnages, tous issus d’étages différents. Nous allons les voir évoluer au sein de l’entreprise, les voir interagir entre eux. Au début de l’histoire, un plan social est mis en place. A partir de là, tout va partir dans tous les sens. Il va y avoir des luttes de pouvoirs pour accéder à de meilleurs postes, des luttes pour la survie dans les souterrains, des grèves. La tour reproduit un petit pays avec toute ses machinations cruelles et ses complots internes. Au cours du roman nous verrons des personnages s’élever mais aussi retomber dans la plus horrible misère. Une vraie géopolitique est en place au sein de la hiérarchie. Ce fut très intéressant à suivre, avec toutes les machinations.

Tout l’univers tourne autour de la soif de pouvoir ou d’argent. Cela se ressent jusque dans le style d’écriture, il est vif et très cru. Les personnages sont souvent d’abord présentés avec leur salaire annuel, et ce monde cruel du travail ne nous est pas épargné par l’auteur. Il donne d’ailleurs une vision, pessimiste, mais très intéressante et réaliste de ce que pourrait être le monde de l’entreprise dans peu de temps.  Malgré une intrigue intéressante, le style m’a paru parfois trop lourd, et certaines scènes étaient trop crues et gores. Cela appuie le propos mais c’était de trop pour moi.

En bref : Une vision intéressante du monde de l’entreprise, une intrigue que l’on a envie de suivre jusqu’au bout, mais un style et des scènes souvent trop crues.  

 

 

 

 

Comments
4 Responses to “La tour abolie _ Gérard Mordillat”
  1. bookinblood dit :

    Ta chronique montre bien l’aspect particulier du livre que je trouve très intéressant mais le côté gore me revulse un peu 🤤

  2. Pour le coup, j’avoue ne pas être super tentée…

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